La crise de la trentaine, c’est possible ?

mariee-libre

Aujourd’hui, je vais témoigner sur un sujet assez différent. On parle énormément de la crise de la quarantaine, mais pourquoi la crise de la trentaine n’existerait-elle pas ? Qu’en pensez-vous ? Les trentenaires, quel est votre avis ? Pour vous, c’est quoi avoir la trentaine ?

 

Avoir la trentaine, c’est quoi ?

J’arrive sur mes 33 ans. Pendant ces trois années écoulées, beaucoup de choses ont changé.

Déjà, j’ai réussi à décrocher un travail stable. Après 10 années d’études entrecoupées de pauses pour travailler temporairement, c’était parfait. Un travail de cadre, assez haut placé, avec beaucoup de responsabilités, en CDI, dans une super équipe et exactement dans le secteur qui me passionnait depuis toute petite. Un réel coup de chance, surtout en étant sortie diplômée à 29 ans. J’ai pu aborder le début de ma trentaine tranquillement. Ok, j’ai énormément de travail et je fais peut-être un peu trop d’heures, mais j’ai beaucoup de chance et ça me plaît. N’est-ce pas là l’essentiel ?

J’ai également commencé à vivre avec mon chéri (bon, ok, j’avais 29 ans, mais bon, à un an près, c’est pareil non ?). Une vie sereine, bien différente de la vie que j’ai pu avoir avant. Une vie adulte, loin de la vie estudiantine que j’ai connu assez longtemps. Nous avons apprécié chaque instant de ce début de vie commune. Ce qui est magnifique, c’est la chance que j’ai de pouvoir être 100% moi-même avec lui et inversement. Aucune honte, aucun mensonge. Du coup, la vie commune s’est construite tout naturellement et les concessions ont également été naturelles. On respecte l’univers de chacun, les temps seuls, les temps en couple et les temps entre amis ou famille. Nous ne partageons pas tout, mais c’est important de garder des choses à soi. Mon mari est un peu geek sur les bords, passionné de paléontologie et d’histoire et écrit, je fais du scrapbooking, mon blog, mes photos. Nous avons deux univers différents mais complémentaires. Étant tous les deux très créatifs, mon mari a boosté ma créativité et moi la sienne.

photographie-mer

 

Et ensuite, vous le savez, nous nous sommes pacsés puis mariés. Un an de préparatifs. Un an d’organisation que nous avons apprécié à 100%, tant et si bien que nous n’étions pas du tout pressés d’être au mariage. Nous aimions tellement les préparatifs… Je vous rassure, nous étions vraiment heureux le jour J et nous le sommes toujours autant en nous remémorant cette magnifique journée 😉 .

 

C’est bien mignon, mais qu’est-ce que c’est pour toi avoir 30 ans ?

Pour moi, la trentaine, c’est le moment où tu te poses dans ta vie. Tu construis ta famille, tu décroches un boulot stable, tu ne galères plus financièrement. Au final, je pense que je suis la trentenaire typique : finies les années étudiantes, finis les boulots galères, finies les soirées en boîte jusqu’à 4h du mat’. Maintenant, mes soirées ressemblent plus à un repas à table entre copains à refaire le monde et à faire un jeu de société.

Pour moi 30 ans, c’est l’âge de raison, l’âge serein.

 

Et la crise de la trentaine dans tout ça ?

J’ai quand même commencé mon article sur la crise de la trentaine. Pourquoi je parle de ça alors que visiblement je suis sereine dans ma trentaine ?

Je vous explique… L’autre soir, j’étais chez un collègue et j’ai été frappée par son type de vie. Divorcé de 39 ans, sans enfant, locataire d’une petite maisonnette, son mode de vie m’a étonné. Chez lui, aucune prise de tête, il n’y a pas d’horaire, les soirées peuvent être improvisées. Il possède peu de meubles et tout n’est pas ultra bien rangé (bon en vrai, c’était le bordel, mais soit disant que ce n’était pas rangé, donc je demande à voir 😉 ). La télévision est toujours allumée et on fume à l’intérieur. Il m’a fait écouter du Manu Chao tout en buvant un rhum arrangé du tonnerre.

Et là, je suis revenu 13 ans en arrière. Lorsque je partais en soirée avec les copains, rencontrais pleins de nouvelles têtes et refaisais le monde. Je n’avais aucun horaire, aucune responsabilité. Et je me suis sentie libre.

 

Cela veut-il dire que je ne suis pas libre ? Bien sûr que non ! Mais je suis le genre de fille à avoir radicalement changé en 10 ans. Je faisais partie de ce que certains pourraient appeler les fêtards 😉 . J’étais quelqu’un de totalement insouciant. J’ai vécu ma jeunesse à 200% et j’en suis tellement contente. Mes études ? J’en garde de tellement bons souvenirs ! Mais ce soir-là, je me suis rendu compte du chemin parcouru en 10 ans. Du changement… J’ai évolué tout naturellement, sans me forcer à être quelqu’un d’autre que moi. C’est la vie qui m’a fait évoluer. Du haut de mes 30 ans, je suis quelqu’un qui assume totalement ses responsabilités, qui tient sa maison parfaitement (je suis devenue extrêmement maniaque), qui travaille consciencieusement et largement plus que les heures qui me sont demandées afin d’obtenir les meilleurs résultats possibles sur mes projets, et qui est assez casanier.

reveuse

 

Mais dans le fond, qui suis-je ? La fêtarde invétérée ou la petite femme bien tranquille ?

Je pense en réalité être un peu des deux. Oui, je suis quelqu’un qui s’est posé avec l’âge. J’aime ma tranquillité et ma petite vie. J’aime les soirées avec les copains ou mon petit mari et mes doudous [NDLR : Mes chiens], mais j’aime également rencontrer de nouvelles personnes, découvrir, oublier les responsabilités le temps d’une heure ou deux ! J’aime les coups de tête. Et j’aime rêver…

Je crois que la seule chose dont j’ai peur en vieillissant, c’est d’arrêter de rêver ! C’est mon mode de fonctionnement, rêver puis agir pour faire en sorte que mes rêves deviennent réalité. On dit qu’on perd sa capacité à rêver adulte et franchement, je pense que c’est en partie mon cas. Je passais des heures à rêver en regardant les nuages, les étoiles, l’océan,… À croire que tout était possible. Je travaille activement dessus pour récupérer cette capacité. En tout cas, ce qui ne m’a pas quitté, c’est mon grain de folie. Qu’importe ce que les gens peuvent penser, une vie sans folie, n’est-ce pas une vie terne ?

 

Pour conclure

Pour conclure, dans mon cas, je ne parlerais pas de la crise de la trentaine, mais je suis sure que cela peut arriver suivant le mode de vie. Des parents jeunes qui ont eu leurs enfants à 20 ans, des trentenaires étouffés par les responsabilités… Après, suis-je à l’abri d’une crise de la quarantaine ? Non ! Personne ne l’est ! J’ai tout de même bien profité de ma jeunesse, mais j’ai un caractère à bouger pas mal. L’avenir nous le dira. En tout cas, à l’heure actuelle, ma vie me plaît et je profite de chaque instant. La vie passe vite alors j’essaie de ne pas perdre mon temps mais de ne pas trop me précipiter non plus afin de me délecter de ces années de jeunesse que sont les 30 ans…

 

 

Et vous, la trentaine évoque quoi pour vous ?

Pour les trentenaires ou plus, vous l’avez vécu comment ? Vous pensez que l’on peut parler de crise de la trentaine ?

J’espère que cet article un peu différent vous aura plu. Si c’est le cas, n’hésitez pas à cliquer sur le cœur en bas à gauche de l’article et/ou à me laisser un mot doux en commentaire.

Je vous dis à tout bientôt dans un nouvel article 🙂

Muxu

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

7

4 Replies to “La crise de la trentaine, c’est possible ?”

  1. La trentaine…
    C’est quelque chose d’assez flou pour moi, pourtant ce n’est que dans 3 ans. Parfois j’en suis heureuse car je suis contente du chemin parcouru. Parfois cela me rend triste, je me sens vieille. Je sais que la vie n’est pas une course mais j’ai parfois l’impression d’être « en retard ».

    Je n’ai pas eu énormément de changements entre mes 20 ans et mes presque 30 ans. Cela fait quasi 9 ans que j’ai un salaire fixe même si évidemment il ne cesse de croître. Mais par contre, à mes 23 ans, j’ai connu une rupture très difficile. Une relation de quasi 10 ans. J’ai du faire le deuil de mes projets et de la façon dont j’imaginais ma vie (et surtout amoureuse).

    Aujourd’hui ça fait quasi 2 ans et demi que je suis en couple et je suis super heureuse. On a acheté une maison. Je suis divisée entre l’envie de profiter, prendre notre temps, c’est ce qui me parait le plus sain… Et en même temps j’ai aussi envie d’avancer, je pense beaucoup à avoir un bébé…

    A côté de ça je profite beaucoup plus de la vie que lorsque j’étais plus jeune. Je sors plus, je voyage…
    J’espère continuer sur cette lancée et que le temps ne passe pas trop vite quand même.

    1. Bonjour Margaux.
      Je te remercie pour ton témoignage qui est vraiment très intéressant.
      Je me rends compte qu’au final, on est un peu dans le même état d’esprit. Partagées entre nos folles années, et l’envie de se poser un peu plus. Je pense que l’un et l’autre n’est pas incompatible. Bien sûr, nous avons plus de responsabilités qu’avant et cela sera encore plus le cas lorsque nous aurons des enfants, mais au final, rien ne nous empêche de les faire garder un week-end et de profiter en amoureux un instant. Je pense que rien ne sert de courir dans la vie et qu’il vaut mieux être en accord avec soi-même quitte à se sentir en retard plutôt que d’être étouffés par ses responsabilités.
      En tout cas, je te souhaite plein de bonheur et de beaux projets avec ton chéri 🙂
      A très bientôt.
      Steffie.

  2. Celine (copine d Adjo) dit : Répondre

    Joli article! Je pense qu effectivement nous sommes nombreuses à nous retrouver dans ton témoignage. Tu parles du poids des responsabilités, je rajouterais le poids des dictats sociaux.. se marier, acheter une maison, avoir des enfants et un chien (pour banaliser la situation lol) Nous fréquentons des gens qui nous ressemble, je pense que c est aussi pour ça que le mode de vie de ton collègue t a interpelé. A 30 ans on se connaît plus et on assume ses choix, il faut le tps d admettre que nos envies ont changées et apprendre à rêver différemment 😜 Mais oh que oui continuer de rêver!

    1. Merci Céline de ton commentaire qui me parle à 100%. Tu as totalement raison, les dictats sociaux pèsent énormément ! Si tu ne rentres pas dans la « norme », dans le moule, la société te le fait bien comprendre. Et je pense que cela peut rendre malheureux beaucoup de gens. Et effectivement, il faut admettre que l’on a évolué, sans s’en rendre compte parfois. Et que nos fréquentations avec ! Finalement, le tout, c’est d’être en harmonie avec soi-même 🙂
      Je te fais d’énormes bisous 🙂

Laisser un commentaire